«Just Come » dans la ville de la diversité, Montréal.

J’ai déjà visité d’autres pays comme quelques Etats des Etats-Unis d’Amérique, notre voisine la République Dominicaine, mais me retrouver au Canada qui est la destination de plus d’un de mes compatriotes était jusqu’avant le mois d’aout un de mes plus grands fantasmes.

Après avoir reçu le lien de cette formation sur la participation citoyenne de L’institut du Nouveau monde de mon ami qui est actuellement résident permanent au canada, je me suis dit que je vais essayer. Dans un pays aussi dur que le nôtre,  J’ai pris le risque de m’inscrire à la formation que j’ai payé en ligne. Je parle de risque parce que je m’étais inscrite alors que je n’avais pas encore de visa, ni la garantie que je l’aurais. La confirmation de mon inscription étant reçue, j’ai senti à ce moment que l’aventure va commencer, le moment de prendre d’autres risques et de tout essayer pour m’y rendre est arrivé. C’est ainsi que j’ai fait ma demande de visa au CRDV qui m’a demandée bien des sacrifices : J’ai dû remplir le formulaire moi-même, demander une lettre de travail a mon patron, donner des preuves que je pourrai assurer mon séjour là-bas, donner tout ce qui leur permettra de m’identifier….Et bien sûr, je l’ai eu après environ deux semaines d’impatience dans l’attente d’une réponse.

Le jour-J soit le 14 aout 2018, mon fantasme pour le canada n’était plus un fantasme, c’était un fait, une réalité. Arrivée vers 7h30pm a YUL (Aéroport Justin Trudeau), ma première idée a été de réagir comme les autres, les suivre attentivement afin de faire comme eux par ce que je ne savais pas trop quoi faire (j’étais seule) , je voulais pas paraitre comme une nouvelle et surtout me perdre dans cet immense aéroport. Apres avoir fini tout le tralala et récupérer ma mallette, J’ai retrouvé mon ami qui m’attendait juste devant l’entrée. On a alors pris la route pour rentrer chez lui et me reposer un peu. Au cours de route, il parlait de tout et de rien avec son amie qui conduisait la voiture, et à ce moment-là, moi j’étais perdue dans l’architecture de la ville, la façon dont les routes sont tracées, j’étais en gros étrange et je me sentais bien.

 

Au lendemain, ce fut le premier jour de la formation. Il n’a pas été si difficile au commencement parce que mon ami était là, j’avais au moins quelqu’un à qui parler, mais au cours de la journée, je me suis sentie vraiment seule parce que la majorité des jeunes de mon profil (Il y avait plusieurs profils, plusieurs sujets qui allaient être débattus, et il fallait en choisir un, celui qui t’intéressait le plus) était des canadiens, des africains, des japonais vivant au canada. Je voulais me faire de nouveaux (nouvelles) amis(es) mais je ne savais pas trop comment les approcher ni quoi leur dire. Mais dans les prochains jours, les choses avaient été plus faciles parce qu’on commençait déjà à se familiariser.

Pour les prochains jours, soit dit après la formation, j’ai visité la ville avec mon ami. J’ai apprécié beaucoup de choses, j’ai eu de belles idées, de grandes idées (C’est toujours comme ça quand c’est ta première fois dans un pays) mais ce qui m’a le plus attiré l’attention c’est la façon dont les étrangers, les migrants ont intégré la société québécoise, c’est la diversité de cette comté : tu y retrouves toute sorte de nationalité (Chinoise, indienne, haïtienne, japonaise, africaine…..), Je pense que c’est ce qui fait sa force d’une part.

Bien sûr, la vie est belle là-bas. Mais je devais rentrer car j’ai des responsabiltés dans mon pays. Je n’ai pas omis de déguster LA POUTINE, qui est une spécialité québécoise à ce qu’on dit.

 

 

En observant le fonctionnement et l’organisation de cette ville, j’ai pensé à Haïti, mon pays, ma patrie, et je me suis vue en Haïti, et oui, en Haïti, et j’ai vu des panneaux pleins les routes indiquant dans les normes les directions à prendre, des feux de signalisation qui fonctionnent à carrefour aéroport, Delmas 32 et 33, lalue et un peu partout à travers le pays. J’ai vu les jeunes qui sont valorisés et entendus et intégrés dans notre société ; il y avait des parcs touristiques, des universités ayant l’air d’un petit village, des maisons de retraites pour tous les vieillards et surtout la rue très propre….Puis j’ai souri. Tout d’un coup j’ai senti cette chose qui m’a secoué et j’ai entendu de loin cette voix qui disait : Bienvenue en Haïti si c’est votre première fois, et bon retour au pays si ce n’est pas le cas. Je suis alors sortie de l’avion pour voir mon Haïti chérie qui a tant changé, mais environ 10 à 15 mn après, j’ai commencé à comprendre que ce n’était qu’un rêve. Je rêvais  dans l’avion et à mon réveil j’ai atterrit tout droit dans la réalité, la pagaille à l’aéroport Toussaint Louverture.

Bon retour en Haïti

Mais en tant que jeune avisé, je crois toujours que tout reve peut devenir réalité. Je crois encore en cette Haiti que j’ai revé dans l’avion. Et je sens qu’elle n’est pas loin parce que nous, les jeunes, nous avons compris, et nous allons changer les choses.

« Si tu n’as jamais essayé autre chose, si tu n’as jamais vécu autre part, tu vas toujours penser que ta situation est normale ».

 

 

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Quand la normalité devient trop ennuyante

Ces jours-ci, il m’arrive souvent de voir des scènes ou des jeunes plus particulièrement  des enfants font la différence par rapport à ceux qui les entourent et arrivent à attirer beaucoup plus l’attention que les autres. Tel a été le cas du fils d’une amie qui participait dimanche dernier à une activité à l’église ou ils sont affiliés. Ce petit garçon au nom de Nicolas fait partie d’un groupe d’enfants de 1 à 3 ans qui allaient danser pour l’assistance. La chorégraphie a commencé, tous les autres enfants dansaient normalement, au rythme de la musique suivant exactement le tempo et les pas qu’ils avaient répétés lors de la répétition sauf Nicolas. Il était le seul à faire ses propres mouvements, à se laisser emporter par le tempo. Il ne contrôlait plus ses petits pieds qui partaient dans tous les sens, il laissait la musique traverser son corps et s’amusait comme un vrai enfant. Et ne soyez pas étonné, il était également le seul à amuser véritablement le public, à le faire rire, à faire jouir chaque personne du moment qu’il était venu passer là-bas. Il était différent.

Ce constat m’a fait comprendre plusieurs choses dans la vie et m’a permis de la voir d’une autre manière. Fort souvent nous nous contentons de faire ce que les autres font tout simplement parce que c’est la majorité qui le fait comme ça, parce que ça a toujours été ainsi, ça devient une répétition qui devient au fil des ans la norme, ce qui est normal. Nous le faisons même si nous ne nous retrouvons pas là-dedans, même si nous ne nous amusons pas, nous le faisons pour faire plaisir aux autres, pour montrer à tout le monde que nous sommes normaux, que nous pouvons le faire aussi, nous suivons et respectons la norme, la répétition.

A force de nous habiller, de parler, de penser, de manger, de danser comme la majorité le fait (pour être à la mode fort souvent et de peur d’être critiqué), nous finissons par perdre notre identité, par nous perdre. Nous pouvons toujours avoir des modèles à suivre, mais prenons ce que nous aimons chez cette personne et utilisons-le pour nous améliorer tout en restant nous-mêmes. De toute façon, nous prenons cette personne comme modèle parce qu’elle a été différente, elle a peut-être fait une chose que personne ne l’a jamais fait avant ou comme personne ne l’a jamais fait. Nous pouvons chacun être un modèle parce que nous sommes chacun unique et que grâce à cela nous avons chacun quelque chose de nouveau à apporter aux autres.

20171220_093811Comme le petit Nicolas, je crois qu’il est temps pour nous de nous démarquer de cette norme et de nous amuser enfin dans tout ce que nous faisons, de le faire avec passion et non par habitude encore moins parce que c’est ce que tout le monde fait. Chacun de nous est unique comme je l’ai dit dans les lignes précédentes, ce qui veut dire que si nous restons nous-mêmes, nous serons tous différents les uns des autres en raison de cette unicité. La norme existe tout simplement parce que nous cherchons à ressembler aux autres, à faire comme les autres, à penser comme les autres mais nous oublions toujours d’être nous-mêmes, nous cherchons une zone de confort : Si je suis ou si je fais comme toi, tu ne pas me critiquer parce que tu as fait la même chose ; me critiquer ce serait te critiquer. « La vraie zone de confort existe quand tu es en parfaite harmonie avec toi-même »

Si tout le monde faisait la même chose, la vie serait vraiment ennuyante parce que ce serait la routine de génération en génération, le monde serait bien trop prévisible. Félicitation à cette minorité qui donne un sens à la vie grâce à la différence qu’elle fait dans la façon de penser et d’agir. Agrandissons cette minorité en restant nous-mêmes, en faisant ce que nous aimons et en nous amusant comme il le faut, comme ça nous pouvons réaliser des choses extraordinaires.

Sans le savoir, le petit Nicolas m’a inspiré et changé une partie de moi. Vous aussi vous pouvez être une source d’inspiration pour ceux qui vous regardent. Qu’est-ce que vous attendez ? Soyez-vous-mêmes, amusez-vous.

*** A noter que tout ce que la majorité fait devient normal que ce soit mauvais ou pas. Ex : Si tu vis dans un pays où presque tout le monde fait de la prostitution, tu vas penser que la prostitution c’est une chose tout à fait normale, Et la minorité qui fait la différence sera vue comme anormale, comme les gens qui n’ont pas leur place dans ce pays.

***S’amuser ici ne signifie pas ne pas prendre au sérieux, ça signifie se retrouver et trouver du plaisir dans ce qu’on fait, se réjouir en le faisant, s’épanouir.

 

Mourir tout en étant vivant

J’ai l’immense plaisir de partager avec vous une partie d’un texte que j’ai lu sur la vie et les enseignements de Paltu Sahib écrit par Isaac Ezékiel.

Paltu est ce mystique du plus haut niveau qui dispensa généreusement ses enseignements aux hommes et aux femmes de toutes conditions  au cours du dix-huitième siècle dans le nord de l’Inde ou il vécut. Il faisait partie des grands maitres spirituels de cette époque, et comme beaucoup d’entre eux, il faisait passer ses pensées en vers.

Ô Paltu, puisque la mort est certaine,

Il vaut mieux mourir avant la mort

Tous, sans exception, meurent,

Mais peu savent comment mourir.

Celui qui meurt tout en étant vivant, ô Paltu,

Traverse l’océan de l’existence sans difficulté.

 

Les gens de ce monde ne connaissent que la mort physique. Mais les mystiques connaissent une mort d’ordre supérieur qu’ils décrivent comme mourir tout en restant vivant. Le prophète Mahomet exhorte ses fidèles à mourir avant que la mort ne survienne.

« Mourir tout en étant vivant » signifie retirer sa conscience de tout son corps physique, pénétrer dans les régions spirituelles intérieures et revenir dans ce corps à volonté. Lors de cette pratique, la respiration ne s’arrête pas. Le corps semble tout simplement inerte, comme un cadavre, en d’autres termes, les sens grossiers cessent de fonctionner et ceux qui sont plus subtils sont éveillés. L’âme peut alors s’élever vers les régions subtiles, les régions spirituelles supérieures et contempler leur splendeur. La personne quitte son corps de la même manière qu’au moment de la mort, à la seule différence que le lien avec le corps physique n’est pas rompu.

Ezéquiel, en se référant aux enseignements de Paltu, nous fait savoir qu’il existe dans le corps un océan de spiritualité que peu parviennent à sonder. Seul celui qui meurt tout en étant vivant peut y découvrir un état de super-conscience d’une valeur inestimable. Si nous nous immergeons ne serait-ce qu’une fois dans cet océan, nous en tirerons un trésor. Sinon, le trésor reste totalement caché  et inexploité. Nous ne pourrons jamais savoir ce qu’est vivre véritablement.

IMG_0216  Ce texte peut être interprété de différentes façons. Je n’entre pas dans la pratique exacte de ce texte (comme par exemple le fait de s’alonger sur le dos et laisser son esprit quitter son corps) parce que pour faire cela, il me faudrait l’aide d’un maitre qui est là physiquement, d’un saint pour y arriver mais je ne fais qu’une interprétation de l’action qui est la suivante : Je pense que le fait que l’auteur nous conseille de mourir tout en étant vivant afin de pouvoir vivre véritablement, c’est une façon de nous dire de nous surpasser, de faire un dépassement de nous-mêmes qui nous permettra de voir le monde autrement et d’y vivre une meilleure vie, une vie saine et en paix.

Mourir tout en étant vivant c’est une étape qui nous amènera dans la vraie vie. C’est un pont qu’il faut traverser et qui nous conduira directement vers notre bien-être. Cela consiste à laisser derrière nous tous nos ressentiments, notre peur, notre haine et de garder tout ce qui fera notre paix intérieure à savoir l’amour, le pardon, le respect pour tout ce qui existe sur cette terre. A ce moment-là, nous découvrirons un autre monde, une autre vie qui nous rendra humble et surtout sage. Mais en fin de compte, sachez que tout cela ne sera en aucune façon possible sans l’aide de Dieu.

C’est ce pourquoi nous nous battons chaque jour. Nous voulons laisser derriere nous nos iniquités, nos pechés qui rendent parfois notre vie impossible à vivre, qui fait que nous nous haïssons, nous devenons odieux, orgeuilleux, méchants et le pire dans tout ça c’est que nous commençons a nous sentir à l’aise, bien dans la mechanceté, bien dans l’impudicité. Nous voulons tout arrêter mais nous n’y arrivons pas parce que c’est plus fort que nous et que c’est là que nous trouvons le plaisir, un plaisir involontaire, qui ne depend pas vraiment de nous mais que notre corps nous exige.

La seule solution c’est de mourir tout en étant vivant, de faire ce grand pas. Et la seule façon d’y arriver c’est de prier, la prière nous permet de communiquer avec notre maitre, notre Seigneur, en nous deconnéctant de ce monde. Notre corps se trouvera sur ce lit, sur ce canapé…mais notre esprit sera ailleurs, auprès de Dieu lui emplorant sa faveur, lui demandant la paix, la sagesse, la bonté, bref, une vie meilleure et lui, dans toute sa puissance nous aidera à passer de l’autre bord, a connaitre cette autre vie.

Quand nous nous reveillerons, nous serons une autre personne parce que nous aurons une autre vision du monde. C’est un trésor que nous méritons tous.

NB : Je n’ai fait qu’un commentaire sur le texte, d’autres personnes peuvent le comprendre d’une autre façon.

L’espoir fait vivre; Espérer c’est vivre

Il y a ce sentiment que l’on ressent quand tout ce en quoi on croyait n’est plus ; ce sentiment que l’on ressent quand la réalité nous frappe tellement fort que l’on finit enfin par comprendre et accepter qu’il n’y a plus d’espoir sur ce point. On est obligé à ce moment-là de rompre avec cette espérance que l’on avait, de croire en autre chose afin de ne plus vivre dans ce monde irréel, celui que l’on a créé qui nous permettait d’avancer, de lutter et parce que c’est là où l’on se sentait bien. On est obligé de voir la réalité en face et de faire face à la réalité.

Malheureusement quand on décide enfin de faire face à ce qui est réel, il y a ces comportements que l’on commence à avoir envers soi-même et envers les autres, cette manière de penser et de voir les choses qui a complètement changé. D’une part, on devient beaucoup plus mature, plus expérimenté, plus réaliste ; d’autre part, l’on ne croit plus en rien, on devient pessimiste le plus souvent, on existe mais on ne vit pas parce qu’on n’espère plus, ce qui implique que l’on enfoui au plus profond de soi-même les rêves que l’on avait et qu’on finit par les oublier, on perd ce sentiment de vouloir rêver, de vouloir réaliser quelque chose dans le futur, on perd la motivation qu’on avait dans la vie qui nous permettait d’avancer. On vit simplement au jour le jour, en suivant la routine.

Comment demander à quelqu’un que la vie a déçu de croire encore que ce en quoi il croyait et espérait existe encore et peut toujours arriver ? Et cette personne qui a espéré et souhaité encore et encore que cela aille mieux un jour  mais qu’au lieu d’aller mieux, cela devient de pire en pire jusqu’à détruire tout ce qui faisait d’elle ce qu’elle était, tout ce qui l’aidait à se surpasser, à vivre, à rêver, à aimer et à pardonner, comment la juger si elle choisit de ne plus vivre dans ce monde irréel ou l’espoir est maitre et seigneur ?20170819_133047

Surmonter une situation qui a mis à genou notre mental, en passant par nos pensées positives arrivant jusqu’à notre physique n’est pas chose facile. Il en faut beaucoup : Beaucoup de force, beaucoup de courage, beaucoup de prière, de conseils, de gens positifs à nos côtés qui posent des actions positives. Croire encore une fois en la bonté de la vie, en l’amour, au pardon, espérer encore une fois que tout ira pour le mieux devient un objectif à atteindre.

Ceux qui arrivent à faire ce dépassement de soi, à traverser ce pont malgré eux sont ceux qui réussissent le plus souvent et qui sont les plus forts mentalement. Ils arrivent surmonter les situations difficiles dans lesquelles ils se trouvent et ils revivent à nouveau, avec beaucoup plus de force, plus de conviction et plus d’espoir.

Il y a aussi ceux qui n’ont même pas essayé de traverser le pont. Ils abandonnent avant même de commencer, existent tout simplement, ne font plus confiance à personne, bref ils se résignent à ne plus rêver, à ne plus créer ce monde réel dans leur tête qui leur motivera. On ne peut en aucune façon les juger car tout le monde n’a pas la même force de supporter, d’endurer, le même entourage, ni la même sphère d’influence. Ce sont les victimes du désespoir.

Définitivement, je peux seulement vous conseiller que peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez maintenant, que cela ait rapport avec votre travail, votre famille, votre vie amoureuse ou tout ce que je n’ai pas cité, continuez d’espérer. Cette situation peut vous enlever votre joie et envie de vivre, elle peut vous pousser à haïr la vie et vous-même, elle peut vous amener à ne plus croire en personne, mais faites ce que vous avez à faire, faites ce qui est juste, et attendez-vous à ce que vous atteignez ce que vous avez toujours voulu et espéré, que ce soit là où vous êtes maintenant ou là où vous serez demain, que ce soit avec qui vous êtes maintenant ou avec qui vous serez demain.. N’oubliez surtout pas de prier et de vous entourer de gens positifs qui sans le savoir vous aideront à surmonter ce moment noir de votre vie.

« Quelqu’un qui n’espère plus ne vit plus car l’espoir fait vivre, l’espoir c’est vivre ».

La peur de l’inconnu

L’inconnu c’est tout ce qu’on ne connait pas, tout ce dont on ignore la nature, les caractères, ce dont on n’a jamais fait l’expérience. (Dict. Larousse). La peur elle-même se définit comme l’appréhension, la crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation. (Dict. Larousse).

Chaque jour dans notre vie, nous rencontrons des personnes que nous ne connaissons pas, nous faisons face à des situations qui sont pour nous une toute première. Parfois, lors de ces rencontres et face à ces situations, certains d’entre nous prennent le temps et le plaisir de faire connaissance avec la personne en question, de la connaitre, d’apprendre d’elle ; certains prennent le risque de faire face à ces situations. D’autres pourtant se referment sur eux-mêmes, évitant le plus que possible d’être en contact avec cette nouvelle personne ou d’appréhender la situation. Un troisième cas existe ou certaines personnes restent au milieu, elles cherchent à connaitre l’inconnu (et pour la situation et pour la personne) tout en gardant leur distance, tout en ne prenant pas trop de risque.

Cependant, force est de constater que le premier cas est le plus retrouvé chez les gens : fort souvent, il nous arrive d’avoir peur. Cette peur vient le plus souvent du fait que nous ne voulons pas être déçus ni décevoir ceux qui nous observent et surtout du fait que nous voulons toujours avoir le contrôle de ce que nous faisons. Or, l’inconnu qui est ce que nous n’avons pas encore découvert, nous donne exactement le contraire de ce que nous voulons. Comment pouvons-nous contrôler ce que nous ne connaissons pas, comment pouvons-nous savoir si nous serons déçus ou si nous décevrons les autres si nous nous lançons vers l’inconnu ? Nous parlons la tête haute quand nous parlons de quelqu’un que nous connaissons vraiment ; nous parlons avec fierté quand nous parlons d’une situation ou de quelque chose que nous maitrisons vraiment. Cette fierté nous pousse également à nous donner à des choses que nous avons la certitude de maitriser, de contrôler, comme cela, nous savons déjà que nous ne serons pas déçus, ni ne décevrons les personnes qui nous regardent.

 

Les risques

Donc, quelqu’un qui part vers l’inconnu, c’est quelqu’un qui prend un risque, le risque de se lancer vers une terre nouvelle, une nouvelle relation, une expérience nouvelle avec un objectif, celui de trouver mieux que ce qu’il a aujourd’hui ou de trouver plus. Mais beaucoup ne prennent pas ce risque parce qu’ils pensent avoir beaucoup à perdre mais ils oublient toujours qu’ils ont aussi beaucoup à gagner. L’inconnu n’est peut-être pas connu mais il ne dépend que des actions que nous posons aujourd’hui, que des choix que nous faisons à l’instant même. Prenons le cas de quelqu’un qui choisit de mettre sur pied une entreprise. Savoir si cette entreprise va lui rapporter gros ou faire faillite c’est l’inconnu. Il prend quand même le risque de se lancer mais en mettant toutes les chances de son coté c’est-à-dire qu’il planifie bien son plan d’affaire, il travaille sur les stratégies qui lui permettront d’arriver là où il veut, il prévoit toutes les difficultés qu’il pourrait rencontrer et il se prépare en conséquence. Il a choisi de bien planifier, alors il est fort probable qu’il réussisse avec son entreprise. Mais s’il avait décidé tout simplement de créer une entreprise dans laquelle il allait investir sans études ni analyses, sans stratégies aucunes, ou s’il avait fait les mauvaises analyses, il est fort probable aussi pour ne pas dire qu’il est sûr qu’il ferait faillite. Il faut aussi savoir qu’ en dépit de toutes ses planifications, le plus grand risque réside dans le fait qu’il y a des choses qu’il  n’avait pas prévu qui pourraient arriver et qui ne dépendraient en aucune façon de lui.

Alors, ce n’est pas le fait de tout prévoir et de ne pas trouver de problèmes (de toute façon tu en trouveras toujours) qui est le plus important, mais c’est que face à ce problème que tu vas rencontrer, dans cette situation que tu te trouveras qui te sera étrangère, qui sera une toute première pour toi, tu apprendras de nouvelles choses, de nouvelles méthodes qui t’aideront à grandir en tout sens, à être plus expérimenté, plus apte pour l’avenir.

Ces risques à prendre font que nous évitons de nous ouvrir, de tenter de nouvelles choses, de réaliser nos rêves les plus grands tout simplement parce que nous nous disons :<< Et si je n’y arrive pas ; Je n’ai aucune garantie que cela marchera ; Je ne vais pas prendre ce risque. >>

Donc, mon conseil pour vous, c’est de ne plus avoir peur de prendre du risque, de ne plus avoir peur de l’inconnu. Ne restez pas parmi ceux qui ne sont confortables qu’avec ce qu’ils connaissent et qui sont hostiles et se referment sur tous ce qui est nouveau pour eux ou qu’ils ne maitrisent pas encore. Je ne vous demande pas non plus de vous lancer les yeux fermés vers l’inconnu. Mais je vous conseille tout simplement d’être de ceux qui se lancent dans cette aventure qu’ils viennent de découvrir, qui matérialisent cette idée qu’ils avaient dans la tête, qui prend du risque tout en restant sur ses gardes, tout en prenant des précautions, tout en planifiant et prévoyant.

« Qui ne risque rien, n’aura rien ».

« Il n’y rien de nouveau sous le soleil, c’est toi qui ne l’avais pas encore découvert ».IMG_0158

Perfectionner son partenaire

Nous vivons dans un monde où seules quelques rares personnes ont eu la chance de trouver la personne parfaite à leurs yeux. Quelqu’un m’a dit un jour que la fille avec qui il est aujourd’hui, c’est la fille parfaite pour lui, elle est exactement ce qu’il voulait. La question qui se pose maintenant, c’est si sentiment est réciproque ? Je n’en sais trop rien.

Combien d’entre nous  ne sont jamais satisfaits dans une relation tout simplement parce que nous n’avons pas la personne que nous voulons exactement ? Combien d’entre nous ne peuvent pas être heureux parce que nous n’avons pas ce que nous espérons dans notre vie amoureuse ? Combien d’entre nous ne peuvent garder une personne stable dans notre vie tout simplement parce que nous pensons ne jamais avoir assez et espérons toujours trouver mieux ailleurs ? Peut-être que ce n’est pas votre cas, mais il y en a beaucoup comme cela.

Il nous arrive parfois d’être déçu parce que nous faisons une image bien parfaite de l’homme ou de la femme que nous voulons et que nous ne trouvons jamais. Nous voulons un homme ou une femme intelligent (e), gentil (le), beau/belle, respectueux (se), talentueux (se), fougueux (se)….un homme ou une femme parfaite quoi. Ce à quoi on ne prête souvent pas attention c’est qu’il n’existe personne avec toutes les qualités que je viens de citer qui soit sans défaut. Quelques-unes peuvent être belles, intelligentes mais pas gentilles dutout ni respectueuses ; d’autres peuvent être gentilles, belles, mais sans talents ni intelligence. Il arrive aussi que certaines personnes aient la majorité de ces qualités pour ne pas dire toutes mais avec un défaut plus grand que toutes ces qualités réunies. Tout ceci pour vous montrer qu’il est difficile de trouver le compagnon parfait.

Ceci dit, j’arrive au point où je me demande pourquoi ne pas perfectionner son homme ou sa femme ? Vous n’en avez pas marre de changer de conjoint chaque deux mois, chaque un an, chaque 2 ans ? Marre de ne jamais trouver celui ou celle que vous désirez vraiment ? Alors pourquoi ne pas améliorer la version de cet homme ou de cette femme que vous avez là maintenant et trouver en lui ou en elle votre homme parfait et votre femme parfaite ? Certains trouveront cette idée débile et même impossible à réaliser. Peut-être qu’ils auront raison, peut-être pas. Cela dépendra de la personne en question. Après tout, rien ne coute d’essayer.IMG_0666

Un peu partout dans le monde et en Haïti surtout comme c’est là que je vis, nous avons la manie de vouloir ce qui est déjà prêt (nou renmen tou pare). Nous n’aimons pas trop travailler dur pour avoir ce que nous voulons. Et c’est pourquoi nous ne pouvons jamais réaliser grand-chose et n’avons presque jamais ce que nous voulons vraiment.

Voyons ce qu’il en est du processus de perfectionnement : C’est très simple.

  • Ce que vous devez savoir en premier, c’est que vous avez choisis d’être avec lui/elle parce que vous avez trouvé quelque chose chez lui/elle que vous a plu, qui vous a attiré.
  • Deuxièmement, il faut être sûr qu’il y a de l’amour entre vous, si tel n’est pas le cas il y a certains sacrifices que ni vous ni lui/elle n’accepterez de faire pour le plaisir de l’autre.
  • Troisièmement, vous devez identifier les qualités que vous aimez chez votre conjoint (e) et les défauts que vous pouvez supporter, ceux que vous ne pouvez pas supporter, ceux qui peuvent être changés, ceux qui ne pourront jamais être changés car que vous le vouliez ou non, il y a certains défauts qui sont innés chez quelqu’un, qu’il ne peut en aucune façon changer car cela fait partie de la personne qu’elle est.
  • Quatrièmement, il faudrait que vous soyez sincère avec lui/elle, dites-lui/la vos pensées, ce que vous aimez chez lui/elle et ce que vous voudriez qu’il/elle change.
  • Cinquièmement, vous devez être là pour lui/elle, l’aider à faire ces changements, l’aider à progresser. Ne vous attendez pas à ce qu’il/elle change d’un moment à l’autre, mais donnez-lui/la du temps parce que c’est peut-être toute une habitude qu’il va changer pour toi, tout un style de vie. Vous voulez une personne intelligente ? Aidez-lui/la à développer son intelligence, poussez-le/la à s’intéresser à des activités qui pourront l’aider à atteindre cet objectif. Vous voulez qu’il/elle ait beaucoup d’argent ? Motivez-le/la à réaliser ce projet qu’il/elle avait mis sous la paille, aidez-le/la à trouver des stratégies, des idées innovantes et surtout à bien gérer ce qu’il/elle gagne.

Dépendamment de ce que vous attendez de lui/elle, dépendamment de ce que vous désirez pour qu’il/elle soit parfait(e) pour vous, vous savez ce que vous avez à faire. Ne restez pas les bras croisés pensant qu’il/elle va devenir l’homme ou la femme que vous voulez vraiment. Sans votre intervention, c’est sûr que vous ne serez jamais vraiment heureux (se), c’est sûr que vous allez finir par chercher mieux ailleurs, une chose dont vous n’avez pas la garantie(Vous ne savez pas si vraiment vous allez trouver mieux).

Je ne dis pas que si vous ne vous sentez pas bien ni à l’aise dans une relation, d’y rester peu importe le prix ni que si vous partez vous n’allez pas trouver mieux ailleurs. Non, ce n’est pas ça, on ne sait jamais, peut-être que vous trouverez vraiment mieux autre part. Je dis tout simplement qu’il faut essayer, qu’il faut faire l’effort d’aider votre conjoint(e) a devenir votre personne parfaite.

Trouver la personne parfaite est relative. Celle ou celui qui est parfait(e) pour moi ne l’est peut-être pas pour vous, ce qui importe peu. L’important c’est ce que vous voulez. Si ces sacrifices viennent des deux côtés, vous aurez sans nul doute un couple heureux, épanoui et surtout PARFAIT.

Face cachée : De l’autre côté du miroir

Je me souviens de cette musique compas love chantée par l’un des groupes musicaux haïtiens qui dit que nous avons tous une histoire cachée. Voyons ce qu’il en est vraiment.

Je suis cette fille gentille que la majorité des gens voient pour ne pas dire tous ; cette fille qui est toujours prête à servir et aider les autres, intelligente, belle, une enfant de Dieu qui a grandi dans l’église et qui se conforme toujours selon les principes des assemblées qu’elle fréquente ; qui nourrit les valeurs qu’elle a appris dans sa famille, à l’école, à l’église et dans les institutions qu’elle a fréquenté et fréquente encore aujourd’hui.

J’ai comme l’impression que tout le monde voit cette Darline qui ne se trompe jamais, qui sait toujours ce qu’elle fait et pourquoi elle le fait, qui n’échoue jamais, qui a toujours de bonnes pensées, de bonnes idées ; cette Emmanuella qui pose toujours les bonnes actions. C’est tout moi ça pour eux. Si cette impression est vraie, alors aujourd’hui j’ai l’immense honneur de vous informer que vous n’êtes en contact qu’avec une partie de moi et que même pour certains points que je viens de citer, vous êtes complètement à côté de la plaque.

Laissez-moi vous dire : En plus d’être gentille, intelligente, belle, serviable, Je suis également cette fille capricieuse, désagréable quand le moment l’exige et parfois même quand le moment ne l’exige en aucune façon. Je suis aussi cette Darline qui parfois, a envie de s’éclater, de franchir les interdits, de mettre de côté ses valeurs et principes, celle qui s’en fout pas mal de ce que les gens peuvent penser et qui agit tout simplement(même si cela ne dure pas longtemps). Je suis l’Emma qui échoue quelquefois, qui parfois ne sait pas ce qu’elle fait ni pourquoi elle le fait ; cette Emma qui parfois a tellement d’idées (pervers) a peur d’elle-même.

Il m’arrive dès fois de poser des actions que je ne pensais jamais poser un jour, de dire des choses que je ne pensais jamais dire un jour, mais je ne regrette rien. Eh ouiiii, je ne regrette rien tout simplement parce que : 1) c’est déjà fait,   2) la prochaine fois je saurai quoi faire et quoi ne pas faire, quoi dire et quoi ne pas dire. Après tout, je ne suis qu’une humaine, je ne vis pas pour ne pas commettre des erreurs, je vis au contraire pour apprendre de mes erreurs et devenir plus mature, plus forte, plus préparée.IMG-5115

Nous avons tous une part de nous dont bon nombre de personne n’a pas connaissance. Cette partie de nous-mêmes que fort souvent seul nous connaissons, et surtout que nous avons peur de montrer aux autres de peur qu’ils ne nous critiquent, de peur que nous ne soyons pas à la hauteur de l’image qu’ils s’étaient faits de nous.

Combien d’entre vous sont mis dans la catégorie des pervers, des « pye gaye » à cause de votre apparence ? Combien d’entre vous avez défini la personnalité de quelqu’un par rapport à une seule action posée ? Ce que nous voyons et comprenons n’est pas toujours vrai ; ce que nous voyons et comprenons n’est pas toujours le seul.

C’est le cas pour chacun de nous. Ce que nous montrons aux autres n’est pas toujours ce que nous sommes, ce que nous leur montrons n’est pas toujours tout ce que nous sommes. Nous sommes plus que ce que nous projetons, plus que ce qu’ils voient, tellement plus.

 

Bref, je terminerai par vous dire de ne pas avoir peur de l’autre partie de vous-mêmes que les autres ne voient pas, de ne pas vous sentir gêner. Que l’on te voit comme une bonne fille, un bon garçon, tu as une partie de toi qui parfois ne demande qu’à être une mauvaise fille ou un mauvais garçon même si c’est dans l’espace d’un instant. Que l’on te voit comme une mauvaise fille, ou un mauvais garçon, tu as une partie chez toi que peut-être les gens ne voient encore ou peut-être ne verront jamais qui ne te demande qu’à être une bonne fille ou un bon garçon. Le plus important, c’est de faire en sorte que le bon prime toujours sur le mauvais.

N’ayons pas peur, c’est normal. Personne n’est l’exception. Nous l’avons tous notre histoire cachée.